| Posté le 14-04-2004 |
Un jeu à acheter de toute urgences !!!!! Je viens de l'acheter, je suis encore loin de l'avoir terminé, mais franchement, ça tue!!Bon, il faut que je modère mon enthousiasme pour vous donner envie d'y jouer avant que je ne tombe à cours de superlatifs....Comment vous dire...c'est génial!...non, pas comme ça.
Bon, trèves de plaisanteries, je vais essayer de vous parler du jeu. c'est dur parce que je ne sais pas par où commencer...il y a tellement de choses à dire...
Forbidden Siren est un survival-horror dont l'histoire prends place de nos jours dans un petit village très ancré dans ses traditions ancestrales et isolé dans la campagne japonaise, et dont le style graphique est directement influencé par le cinéma fantastique japonais ou coréen (Ring, Dark Water, Battle Royal) Je vous ai dis que ce jeu était un survival-horror mais, avant d'aller plus loin, je veux vous dire que Forbidden Siren s'éloigne fort d'un "resident Evil-like". J'y reviendrai.
Ce petit village très ancré dans ses traditions ancestrales donc, et dont les habitants ne regardent jamais les étrangers d'un bon oeil, devait connaître des évènement étranges une nuit, lorsque l'eau de la mer se teinta de rouge sang et qu'une sirène retentit dans la nuit...(brrr...)
Voilà, la couleur est annoncée ! préparez-vous à avoir peur !! Car c'est bien de ça qu'il s'agit ici. Tout est fait dans ce jeu pour vous faire peur et c'est diablement réussi!
en fait, au début du jeu, vous êtes un adolescent curieux qui, attiré par les rumeurs, est venu voir ce qui se passait dans ce village. Après une courte scéance d'introduction, vous êtes seul, la nuit, dans les bois, et vous assistez malgré vous à une cérémonie plutôt louche à laquelle vous n'êtes pas sensé assister. C'est alors que le policer du village qui, comme tous les habitants du village, est devenu fou, vous prend en chasse et le jeu vous projette violemment en pleine forêt, en pleine nuit, pris en chasse par un policier cinglé (en fait possédé...), avec une lampe de poche et aucune forme d'explication ni de tutorial (il viendra plus tard, mais c'est pour vous mettre dans l'ambiance) et la question se pose : que faire? et vite car déjà le policier maudit se rapproche et les balles sifflent à vos oreilles! Courir ! Vite ! Courir et éteindre sa lampe de poche car le policer n'est déjà plus qu'à quelques mètres. Mais...je ne vois plus rien ! Tant pis, courir, il le faut ! Aïe ! Quelle est cette masse sombre contre laquelle je viens de me cogner....
Et voilà le concept du survival-horror brillament revisité, pour le plus grand bonheur des amateurs de sensations fortes ! En effet, dans ce jeu, pas question de blaster du Zombie à tour de bras, pas de fusil à pompe ou de magnum pas de potion de soin, rien...juste de la fuite et de la survie, cette fois-ci, c'est vous, le gibier...
Et maintenant, comment se présente le jeu:
Tout d'abord, il n'y a pas de "héros"; il n'y a qu'un village maudit où tous les habitants sont devenus des monstres-vivants, et une poignée de survivant que vous incarnerez les uns après les autres, suivant le scénario. Scénario qui, étant un peu complexe, mérite que je vous en parle un petit peu :l'histoire se passe sur trois jours et est découpé en dizaines d'épisodes. On va donc jouer un épisode avec un perso, puis une autre épisode montrant ce que faisait un autre perso le même jour à la même heure, puis le scénario fera des bonds dans le temps à coup de flashbacks. Bien évidemment, ces personnages qui vivent leur cauchemar chacun de leur côté ne vont pas tarder à croiser les routes des uns et des autres. Et puis il y a les épisodes "jouables " et les épisodes vidéos qui deviennent jouables lorsqu'ils sont débloqués(souvent en remplissant l'objectif secondaire d'un autre épisode) Heureusement, tous ces épisodes sont repris dans les menus sous forme d'un tableau indiquant les épisodes déjà joués, ceux à jouer, ceux à débloquer et aussi quel jour à quelle heure et quelle personnage, pour permettre de s'y retrouver plus facilement. Bref, de nombreuses heures de jeu pour débloquer tous les épisodes et essayer de comprendre ce qui s'est passé dans ce village. Nous pouvons déjà constater qu'à part les habitant zombifiés, ce jeu n'a pas grand chose à voir avec Resident Evil
Ensuite, le système de jeu: chaque épisode est en fait une mission avec un objectif à remplir (qui généralement se résume à "tire tes fesses de là) et parfois un objectif secondaire. La vue est à la 3ème personne avec la caméra dans le dos, dans un environnement full 3D. Vous êtes parfois seul, parfois avec un autre survivant. vous pouvez marcher, courir, vous accroupir, crier, observer (plusieurs caméras disponibles). La plupart des survivant seront désarmés mais certains se seront armés d'un tisonnier ou d'une planche. Vous pourrez alors aussi frapper. Mais n'espérez pas venir à bout des Shibitos (c'est le nom des habitants zombifiés), ils se relèveront toujours, même si vous trouvez une arme à feu.
Et maintenant, une autre innovation. Toujours dans le système de jeu; le mode Vision. En effet, au vu des récents évènement qui ont frappés le petit village, les survivants se sont vu affublés d'un pouvoir : ils peuvent voir par les yeux des Shibitos ou des humains qui se trouvent autour d'eux. Il faut pour se faire appuyer sur L2, et l'image se brouille, là il faut chercher les "fréquences" des monstres qui sont autour de vous en tournant le stick L3, exactement comme on chercherait un poste de radio. Une fois que vous avez une image bien nette, assignez la fréquence à une touche de raccourci : croix, carré, triangle ou rond. Vous devez maintenant vous déplacer tout en surveillent les champs de vision des Shibitos et, rien qu'en voyant à travers leurs yeux, vous devez devinez où ils sont, le trajet qu'ils empruntent...Ce système génial nous éloigne encore une fois de Resident Evil.
Pour le style graphique, c'est de nouveau une expérience sans précédent. Je ne sais pas quelle technique a été employée pour modéliser ces personnages, mais le rendu est saisissant, on se croirait vraiment dans un film. Cependant, c'est surtout les visages qui sont impressionnant. Les contours, quant à eux semblent avoir étés taillés, non pas à la hache, mais au couteau. C'est à dire que le haut niveau de modélisation des textures fait que les contours un peu plus grossiers se remarquent très fort. Quoiqu'il en soit, cela crée un style graphique qui moi ne me choque pas et convient, me semble-t-il à ce style d'histoire.
Bref, nous avons ici une expérience de la peur vidéoludique tout-à-fait nouvelle et inédite. Bon, oui, c'est vrai, ce n'est pas le première fois qu'un jeu vidéo me fait peur, il y en a bien un autre, c'est Resident Evil avec lequel je vous casse les pieds depuis tout-à-l'heure. Mais, si Resident Evil m'a bien fait sursauter plsieurs fois, il faut bien avouer qu'il n'en était pas de même pour le 2, le 3 et les imitations style alone in the dark. Pour vous je ne sais pas, mais pour moi, je pense que c'est parce qu'après y avoir jouer, on connaît toutes les ficelles qu'on est blasés. Resident Evil a créé un genre, que j'adore, mais qui avait tendance à s'essoufler, et Forbidden Siren vient nous montrer qu'on peut encore avoir peur! Et qu'il faut parfois pouvoir s'affranchir de l'influence des aînés, tant les différences sont nombreuses:
-pas d'armement high-tech, de protection ni de potion de soin
-pas de plan détaillé, juste une carte sommaire indiquant votre direction, mais pas votre position ! ( on est là pour se faire peur...)
-pas de héros, mais une dizaine de survivants à interpréter à tour de rôle
-un scénario multi-pistes où une dizaine d'histoires vont se croiser
-le pouvoir de regarder par les yeux de ses ennemis, ce qui offre des phases de jeu à mon sens assez inédites.
-le fait de ne pas être dans la peau d'un blasteur de streumon, mais dans celle de l'innocente victime qui ne peut que courir pour sauver sa peau. Frissons garantis!
Bon ben v'là t'y pas qu'jai pondu une sacrée tartine ! merci pour ceux qui auront lu jusqu'au bout et j'espère que j'aurai donné l'envie à un maximum de monde d'essayer Forbidden Siren. Ce jeu est magnifique. Merci. |
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