| Posté le 14-04-2004 |
Moins de deux ans après sa première apparition sur notre hexagone, la série Alias est devenue culte pour des milliers de personnes. Fort d’un scénario riche en suspense et rebondissements et d’une ambiance digne des meilleurs Bond, Alias à toutes les cartes en main pour être un bon jeu vidéo.
Acclaim est-il parvenu à remplir sa mission ? Car avec les Licences, les jeu sont souvent vite fini…
Pour commencer le Scénario reste fidèle à l’esprit de la série, ceux (celles) qui suivent la série depuis ses débuts savent qu’Alias n’est pas une série où l’on peut oublier de regarder un épisode sous peine d’être littéralement paumé.
Les développeurs ont réussi à adapter l’univers de la série dans un jeu vidéo. En effet, le scénario condense l’ambiance de la série dans une histoire inédite faisant bien évidemment intervenir tous les protagonistes phares.
Le préambule : l’agent Jacobs, parti en mission enquêter sur une mystérieuse « machine », a disparu. La CIA ne reste pas les bras croisés et envoie son meilleur agent sur le terrain : Sydney Bristow qui sera bien évidemment épaulé par son acolyte de toujours Dixon, par son père Jack, son « collègue » Vaughn et le génie Marshall.
Vos adversaires ne seront pas des inconnus puisqu’en plus de l’ignoble Sloane, vous croiserez Anna ou encore Sark… Les adeptes de la série retrouveront tout ce petit monde s’affairant autour des créations de Rambaldi, cet Italien du XVe siècle fort en avance sur son temps…Comme la série, le jeu mêlera donc phase d’infiltration et séquences d’action plus musclées…
Alias = Mix Metal Gear/Splinter Cell ? ? ?
Le gameplay du jeu est très varié. Les phases d’infiltration occupent une place dominante du gameplay puisque ne pas être vu s’avère le plus souvent la meilleure des tactiques, notre héroïne ayant la plupart du temps aucune arme pour se défendre.
Au début de chaque nouvelle mission, Sydney se déguise afin de passer incognito. Malheureusement pour elle, sa couverture n’est pas éternelle et elle changera de tenue.
Parmi les mouvements de base, Sydney peut s’accroupir derrière certains éléments du décor, se coller aux murs, marcher discrètement derrière un garde pour le paralyser sans bruit, s’aggriper à certains éléments du décor pour ne pas être repérée ou tout simplement pour sauter sur un garde en contrebas.
Vous pouvez également, par exemple, prendre une canette de soda qui traîne et la jeter pour attirer l’attention des gardes dans une direction voulue. Les possibilités sont donc nombreuses en terme d’infiltration mais l’intelligence artificielle des gardes laisse parfois à désirer.
Infiltration oblige, c’est parfois face à des caméras de sécurité ou des rayons laser que vous vous retrouverez pour les contourner sans crainte, l’utilisation des gadgets de Marshall est vivement recommandée.
Des combats en veux-tu, en voilà…
L’infiltration cède parfois la place à des phases de jeu beaucoup plus musclées, et là on retrouve « Sydney », une ahurissant athlète qui maîtrise au summum les arts martiaux et ce dont sera largement mis à contribution tout au long du jeu.
Mais attention il n’existe pas de système de ciblage des adversaires, la touche R1 permettra de cibler ces ennemies et sera aussi idéale pour contrer les attaques de ces derniers.
Dès le début du jeu, on a deux types d’attaques différentes qui selon la combinaison choisie ou les éléments de décor à proximité se déclineront en de multiples attaques différentes : coups de pieds, de poings, prises, « claquage » de gardes sur les murs … Les combats sont au final parfaitement chorégraphiés et variés.
Et pour donner un peu d’assaisonnement à ces duels, de nombreuses « armes » sont dispersés tout au long des niveaux (récupérer l’arme d’un garde après l’avoir tué : fusil, matraque, bâton etc…) on peut également se servir d'objets dont la tâche première est loin de servir d’arme (un simple balais, une bouteille de verre, une canette d’aluminium, une poêle, etc…) s’avéreront des armes d’une redoutable efficacité.
En outre 3 vue sont disponible : la vue normale, la vue nocturne (pratique pour déceler une présence ennemie quand il fait noir) et une autre vue spéciale qui grise l’écran et vous indique la position des ennemis environnants (Marshall n’est pas très loin)
Enfin, une partie du gameplay fait une belle suite aux situations variées et plus originales. Elles seront souvent liées à l’utilisation d’un des gadgets de Marshall. Par exemple, si une porte est fermée, l’utilisation du Pass pourrait la débloquer à condition d’accomplir un mini jeu (activer certains mécanismes dans un ordre précis), pirater de nombreux ordinateurs afin de récolter de précieuses informations ou plus simplement afin de désactiver les systèmes de sécurité.
Ces phases se veulent assez originales puisqu’il faudra découvrir une combinaison de 3 lettres que l’on ignore ou des courses contre-la-montre qui vous seront imposées comme prendre des photos ou atteindre un endroit précis dans un temps limité.
Les gadgets sont vraiment dans l’esprit de la série et leur utilisation tend à diversifier le gameplay.
Conclusion
La réalisation du soft est globalement satisfaisante (pour une fois la licence n’a pas tout gâcher). Fait rare pour être précisé, la bande son est d’une incroyable qualité.
Les fans de la série retrouveront avec bonheur les doubleurs officiels, les voix sont difficilement critiquables puisque rien ne distingue les doublages du jeu à ceux d’un épisode.
Les musiques restent dans l’esprit de la série avec des sonorités tantôt symphoniques, tantôt électroniques.
Les bruitages classiques, font dans l’efficacité.
Chaque scène est donc parfaitement jouée et cette crédibilité joue amplement sur l’ambiance.
En revanche, l’aspect graphique… Plutôt agréable graphiquement parlant, les décors sont variés, détaillés avec de beaux effets de lumière et des textures de qualité. Par contre, la modélisation des personnages passe du bon au médiocre, ce qui est difficilement compréhensible. Ainsi, selon les scènes, les personnages nous paraîtront parfois franchement réussis et à d’autres moments complètement ratés.
Pour ce qui est de l’animation, le jeu est très fluide, mais les mouvements sont parfois saccadés ou tout simplement ratés.
La jouabilité du jeu exploite à merveille les touches du dual shock
Dommage que la jouabilité soit gâchée par de légers problèmes de caméra, par une IA parfois défaillante des gardes et par l’absence de système de ciblage des ennemis (qui peut en dérouter plus d’un (une) au départ…
Finalement, cet opus parvient à recréer l’ambiance de la série de par son scénario digne d’un épisode télé (chapeau bas aux développeur), sa bande sonore fantastique et son montage parfaitement utilisé (l’introduction dans chacun des lieux du jeu se fait comme dans la série).
Malheureusement, l’aspect graphique du jeu laisse parfois à désirer, tout comme l’animation parfois ratée et la jouabilité peut s’avérer agaçante (frapper dans le vide car on n’arrive pas à cibler les ennemis et ceux-ci en profitent pour nous rouer de coups...).
Bref, Alias est un bon jeu qui arrive à sortir son épingle dans le genre Action / Aventure, alors pour passer de moment n’hésité surtout pas (en attendant Splinter Cell 2 - 21/05/04)… |
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